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PRESENTATION DU BUREAU DE L’UNION DES TELEVISIONS PRIVEES D’AFRIQUE

Année 2014

Avant-propos

Le développement de la télévision sur le continent africain n’a jamais été une question de stratégie mais une question de ressources, à l’heure du passage au tout numérique en 2015, l’enjeu porte dans un premier temps sur les choix politiques. S’il s’inscrit dans un cadre international, il est avant tout le fruit d’une stratégie nationale. Il signifie des choix techniques car la technologie sous-entend le reste.

Afin d’être présent à ce grand rendez-vous du monde numérique, il est indispensable de sécuriser notre cadre réglementaire et législatif afin de s’adapter aux exigences et potentialités offertes par le numérique.

Sur le plan financier, cette transition vers le numérique est source de coûts mais aussi de recettes potentielles plus importantes. Au-delà des questions techniques, juridiques ou financières, le passage représente par ailleurs un véritable enjeu culturel, notamment pour le choix des chaînes à diffuser ou des nouveaux services offerts par l’interactivité.

Enfin, pour que cette transition soit un plein succès, il est impératif qu’elle emporte l’adhésion de nos gouvernements africains.

L’essence de la création du Bureau de l’Union des Télévisions Privées d’Afrique est de prendre en charge le pilotage des opérations qui devra surmonter les défis réglementaires, politiques, technologiques et économiques pour l’émergence des télévisions privées en Afrique, surtout à la veille de la mise en œuvre de cette transition de l’analogique au numérique.

Le bureau en identifiant les principales questions causant un frein à cette ascension pourra ainsi enrichir ses réflexions et permettre à toutes les parties prenantes (gouvernement, organismes de réglementation, fournisseurs de services, société civile, secteur privé) et les organisations régionales et internationales œuvrant dans le domaine de la Télévision d’avoir une claire visibilité et une meilleure compréhension des enjeux et des objectifs en Afrique.

C’est dans ce contexte que le Tchad fait la différence, non pas seulement en abritant le siège d’une telle organisation panafricaine mais par sa volonté et ses prédispositions politico-économiques démontrées. L’Union se veut être le reflet de l’Afrique, de ces compétences et de ses ambitions, raisons pour laquelle le siège a été choisi dans un pays qui reflète l’émergence et la stabilité.


GAMBAYE NDJEGOLTAR NDJEGOLTAR
Chargé des relations extérieures d’UTAP
Electron Télévision Tchad
Bureau de l’Union des Télévisions Privées d’Afrique
L’Union des Télévisions Privées d’Afrique est née sous l’initiative des dirigeants de chaînes privées qui, en scrutant l’horizon ont eu une vision large sur les questions de :

  • La valorisation du contenu audiovisuel africain ;
  • L’accès aux informations africaines en Afrique ;
  • De la promotion culturelle africaine.
    C’est ainsi que l’Union des Télévisions Privées d’Afrique en abrégé « UTPA » vu le … Mars 2014 à N’Djaména, la capitale Tchadienne.

L’UTPA a pour objectif de manière générale :

  • La création d’un cadre de concertation et d’échange entre les Télévisions Privées d’Afrique ;
  • La promotion d’un cadre d’échange de programme et d’information entre ses membres ;
  • La promotion d’un partenariat dynamique entre ses membres favorisant l’échange d’expériences ;
  • La mutualisation des efforts communs pour la couverture médiatique des événements sur le continent Africain
  • La création d’un cadre commun de défense des intérêts matériels et moraux de ses adhérents ;
  • La représentation collective auprès des parties prenantes et des organisations régionales et internationales pour faciliter l’accès aux sources d’informations;
  • La création d’un cadre d’actions concertées en vue de la production ou de la co-production des programmes télé africains
    Afin de concrétiser ces objectifs, un bureau a été mis sur pied et siègera à Ndjamena au Tchad. La composition du bureau comprend :
  • 01 Président (Tchad)
  • 01 Vice-président (Mali)
  • 01 Secrétaire Général (Soudan)
  • 01 Secrétaire Général Adjoint (Niger)
  • 01 Trésorier (Niger) ?
  • 01 Trésorier Adjoint (Gabon)
  • 01 Secrétaire Générale chargé des relations extérieures (Tchad)

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Proposition au Président de l’Union
La Télévision Privée Africaine

Il y a de cela 25 ans auparavant, la télévision privée en Afrique était considérée comme une menace vis-à-vis des Etats. Le mythe de la télévision africaine se résumait aux télévisions nationales africaines qui étaient soumises à une remise en cause brutale dû à leur situation de monopole.

Au même moment, la redoutable concurrence des programmes occidentaux étaient largement distribués par les bouquets satellitaires accessibles sur notre continent, rendant le contenu africain caduque aux yeux mêmes des africains.

Certains Etats africains, scrutant l’horizon et voyant la menace d’une nouvelle colonisation occidentale par les médias venir, ont décidé de libéraliser le secteur en exigeant un quota de contenu local largement dominant. D’où la naissance de la télévision privée africaine.

L’engagement des télévisions privées africaines pour l’Afrique nous invite à faire le point et nous projeter vers l’avenir. L’Afrique a vocation à produire ses propres images, à l’heure où l’Unesco parle de la diversité culturelle. Aucune culture n’acceptera de capituler devant la domination d’une autre. C’est dans le combat pour la qualité et la singularité des expériences de télévision dans le monde que réside un des enjeux majeurs de la diversité culturelle et l’avenir de l’Afrique.

Conscients de ces enjeux majeurs, les dirigeants des télévisions privées africaines se battent tant bien que mal à être à la hauteur de ses attentes sans oublier les réalités économiques et sociales de nos pays.

Le paradoxe est donc de devoir supporter une attente sociale croissante sans accompagnement économique. Le secteur télévisuel privé apparaît déstructuré en Afrique. Les ressources publicitaires ne suffisent pas à faire vivre les acteurs privés africains, notamment un pôle de production audiovisuel. Les mesures d’audience manquent, pourtant étant le principal outil de rationalisation des dépenses publicitaires. Face au marketing direct et l’affichage, la télévision privée africaine a du mal à défendre son atout.

Des alternatives commerciales apparaissent et font baisser l’attrait des programmes : importances des annonces nécrologiques, publi-reportages y compris au sein du journal télévisé, publi-documentaires, émissions commerciales, etc. ce qui entraîne une relative pénurie d’images.

Les qualités d’antenne sont estimées insuffisantes par les téléspectateurs africains, concurrencée par les chaînes internationales qui deviennent référentes pour la comparaison.

Les attentes des spectateurs s’articulent autour :

  • Dans la production audiovisuelle : des films de fictions africaines où ils pourraient se reconnaître ;
  • Dans le domaine du sport : les championnats nationaux sont mal suivis par les chaînes alors que les rencontres internationales le sont.
  • Dans le domaine de l’information : pas d’actualité consensuelle relevant d’une société de consommation. Les chaînes privées se situent dans la proximité que constitue le fait divers.
    C’est donc dans ce décor peu avantageux que les télévisions privées africaines évoluent étant sur le continent.

Fort de ce constat, le bureau de l’Union des Télévisions Privées d’Afrique sera la tribune de réflexions et de recherche économique, car aujourd’hui ce ne sont plus les harangues idéologiques qui sont importantes : c’est au plus près des réalités professionnelles et commerciales qu’il faut travailler.

Les télévisions africaines constituent un vivier d’énergie et de talents. Les solutions doivent être économiques et cela ne peut être réalisable qu’avec le soutien des Etats africains.

Notre siège à N’Djaména – Tchad
Le Bureau de l’Union des Télévisions Privées d’Afrique a choisi la capitale du Tchad : N’Djaména pour en faire son siège. Ce choix n’est pas anodin car le Tchad connait depuis 2009 une stabilité sans précédent et offre un cadre propice de développement et de réflexions de par sa vision d’une Afrique africaine.

L’union compte construire son siège qui comportera :

  • Un studio audiovisuel de 200 m²,
  • Une salle multimédia,
  • Une salle de réunion,
  • Un secrétariat,
  • Quatre (04) bureaux avec toilettes,
  • Une salle serveur,
  • Une salle d’attente,
  • Un garage,
    Ce locale sera mis à disposition pour la gestion des affaires de l’Union.

Le bureau se réunit aussi souvent que l’intérêt de l’Union.

L’Assemblée Générale se tiendra au siège en séance ordinaire au moins une fois par an, au jour et sur l’ordre de jour fixé par le bureau et sur convocation du Président. En cas d’urgence il peut être tenu une Assemblée Générale extraordinaire sur l’initiative du bureau ou demande signée du quart des membres inscrits.

Le précieux soutient de l’Etat
Une telle initiative ne peut fonctionner qu’avec des ressources nécessaires lui permettant d’atteindre les résultats ciblés.

L’Union s’est organisé à ne pas dépendre de ressources financières extérieures en prévoyant une cotisation des membres.

En plus de cette cotisation, l’Union compte sur les subventions de l’Etat, des collectivités locales et des établissements publics, des revenus de ses biens, des rétributions perçues pour les services rendus. D’une manière générale de toute autre ressource dont elle peut légalement disposer, le cas échéant, créée à titre exceptionnel avec l’agrément, s’il y a lieu, de l’autorité compétente.